samedi 15 octobre 2011

Le Spitfire

Seconde Guerre Mondiale


Le Supermarine Spitfire fut l'un des chasseurs monoplaces les plus utilisés par la RAF et par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.
Les ailes elliptiques du Spitfire lui ont donné une apparence très reconnaissable ; leur section transversale mince lui a donné une vitesse impressionnante. Le Spitfire était un un avion apprécié par les pilotes.

Il a servi pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, et avec toutes ses variantes a été de tous les combats. Plus de 20 300 appareils furent construits, et les Spitfire sont restés en service jusque dans les années 1950. Equipé du célèbre moteur Rolls-Royce Merlin 61 12-Cylindres en V de 1470 ch, refroidis par liquide, capable de voler a 575 km/h, un plafond de vol a 13000 mètres, et une autonomie de 1840 kms, il était aussi armé de 2 canons Hispano Mk II de 20 mm(60 obus/arme) et de 4 mitrailleuses Browning 1919 de 7,7 mm (350 coups/arme). 

Pour la petite histoire, l célèbre pilote allemand, Adolf Galland, aurait répondu la phrase suivante à Hermann Göring, maréchal de l’air quand celui-ci lui demandait ce qu'il pouvait faire pour aider ses pilotes à gagner leurs combats contre les chasseurs anglais : « Monsieur le Maréchal, donnez nous des Spitfire ».

jeudi 13 octobre 2011

Les premiers actes de résistance


L’appel du général de Gaulle, a Londres, en ce début de seconde guerre mondiale, n’a pas été entendu par beaucoup… mais peu a peu, les premières ébauches de réseaux voient le jour, souvent a l’initiative des militaires ou des jeunes. Ainsi le 11 novembre 1940, et malgré l’interdiction allemande de célébrer toute commémoration, des milliers de lycéens et d étudiants (entre 3000 et 5000) convergent vers la place de l’étoile à Paris. Manifester est, a ce moment, le seul moyen de montrer aux allemands le refus de l’occupation et de la collaboration, mais surtout d’affirmer haut et fort le farouche attachement aux valeurs nationales et républicaines. La répression allemande ne se fit pas attendre. Elle fut brutale, l’occupant n’ayant pas envie de voir ce genre de manifestation se reproduire. C’était, en effet pour les allemands, un signe clair que leur autorité était bafouée. Le bilan est lourd : 15 blessés par balles et 123 arrestations qui se solderont par des peines de prisons. Notons que la police française a « aidé » les forces allemandes dans cette répression. Il faudra attendre prés de 70 ans pour que cette action soit considérée au niveau de l’Etat comme un des actes fondateurs de la résistance française. Mais Il n’est pas simple « d’entrer dans la résistance » et beaucoup de Français font « comme il peuvent » pour montrer leur opposition aux allemands. Cela peut prendre différentes formes, comme siffler ou huer les actualités avant les séances de cinéma (passible d’un mois de prison..), enlever les panneaux routiers allemands (3 mois de prison), ou s’affirmer ouvertement en prenant le chemin de Londres, comme les hommes de l’ile de Sein, qui, le 24 juin 1940, quittent leur ile pour s’engager dans les Forces Navales Françaises Libres. Le plus jeune a 12 ans, le plus âgé 60. Cet acte courageux vaudra à l’ile de Sein d’être élevée à la dignité de « compagnons de la Libération »

mardi 4 octobre 2011

La vie au quotidien

Seconde Guerre Mondiale

Durant les jours sombres après la défaite et l’arrivée des troupes allemandes en ce début de seconde guerre mondiale, les préoccupations de la vie quotidienne font vite leurs retours. Il faut continuer à manger, à se vêtir, à se chauffer…

Pour cela, le gouvernement distribue des octobre 1940 les « tickets de rationnement ». La population se voit définie en 7 groupes :

  • Catégorie E: Enfants des deux sexes  âgés de moins de 3 ans. 
  • Catégorie J1: Enfants des deux sexes âgés de 3 à 6 ans révolus. 
  • Catégorie J2: Enfants des deux sexes âgés de  6 à 12 ans révolus. 
  • Catégorie J3 : les jeunes de 13 à 21 ans ainsi que les femmes enceintes 
  • Catégorie A: Consommateurs de 21 à 70 ans  ne se livrant pas à des travaux de force. 
  • Catégorie T: Consommateurs de 14 à 70 ans se livrant à des travaux pénibles nécessitant une grande dépense de force musculaire. 
  • Catégorie C: Consommateurs de 12 ans et sans limite d'âge se livrant personnellement aux travaux agricoles 
  • Catégorie V: Consommateurs de plus de 70 ans dont les occupations ne peuvent autoriser un classement en catégorie C. 
Pour faire simple, voila ce que représente une ration quotidienne pour un français de cette époque :
  • 250 grammes de pain, 
  • 25 grammes de viande, 
  • 17 grammes de sucre, 
  • 8 grammes de matière grasse
  • 6 grammes de fromage. 
Il faut aussi savoir que, souvent, ces produits de bases font défauts, et que les tickets deviennent donc inutiles…

Bien sur, de telles conditions ne pouvaient que favoriser le marché noir et nombreux furent ceux qui profitèrent de cette période pour gagner de l’argent… Pour la plupart des français de cette époque, le « système D » consiste à cultiver à domicile tout ce qui était possible, dans des bacs sur les balcons, dans les cours, rebords des fenêtres etc.

Des légumes qu’il est rare de trouver aujourd’hui sur nos marchés ont nourris pendant 5 ans des millions de français, comme le topinambour et le rutabaga, laissant de nombreux souvenirs a toute une génération.

Pour la « petite histoire », les tickets de pain ne disparurent pas après la seconde guerre mondiale en France, mais seulement en 1949 !

lundi 3 octobre 2011

Les prisonniers de Guerre

Seconde Guerre Mondiale

En ce début de seconde guerre mondiale, la France doit faire face a de nombreux et nouveaux défis. Les français sont sur les routes, l’industrie ne redémarre pas, le rationnement est mis en place et surtout 1900 000 soldats français sont prisonniers de guerre.

Le pays est exsangue et les bras manquent pour, a défaut de reconstruction, au moins reprendre les activités « normales ». Nos soldats se retrouvent dans des camps de prisonniers (Oflag et Stalag) aux 4 coins de l’Europe, certains en France, d’autres aux confins de la Pologne…

Fort heureusement, la France a signée la Convention de Genève sur les droits des prisonniers de guerre, et les allemands se comportent envers eux avec un « respect » plus ou moins marqué. Les gardiens de camps de prisonniers sont, dans la plupart des cas, âgés ou inaptes au combat, beaucoup d’entre eux ayant déjà subis la guerre en 1914 – 1918, ne sont pas trop durs avec les prisonniers. Les conditions de vie ne sont, certes pas, idéales mais n’ont rien de comparable avec les camps d’extermination.

Les rares cartes postales de la Croix Rouge ont bien du mal ne pas distendre les liens entre les familles. De plus, les prisonniers doivent travailler (dans le secteur agricole, mais aussi dans certaines usines..) et sont soumis à un régime alimentaire qui deviendra, avec le temps, de plus en plus restreint, l’Allemagne manquant de nourriture, rendant les conditions de vie plus que difficile. Cependant, il faut noter que 80 000 prisonniers s’échapperont de leur camps entre 1940 et 1942, et que 51 000 ne reviendront jamais d’Allemagne, emportés par les maladies, les bombardements, les actes de guerre ou disparus a tout jamais sans que l’on puisse savoir ce qu’il leur est arrivé…

Comme partout dans le monde, il y eu des idylles entre allemandes et prisonniers français, mais il est difficile de les quantifier. Certains disent que des prisonniers français ne sont jamais revenus car ils ont recommencé une nouvelle vie en Allemagne….

dimanche 2 octobre 2011

L’équipement du fantassin


Le soldat Français de la seconde guerre mondiale ressemble beaucoup a celui de la première guerre mondiale…presque rien n’a changé, preuve s’il en est besoin que nous n’avons pas su tirer les enseignements du passé. La plus grande différence concerne la couleur de la tenue, qui passe du bleu horizon au kaki. Surtout, le soldat Français continu à se voir affubler de son paquetage incommode au possible, lourd et encombrant. Pourtant ce paquetage était déjà critiqué au début du siècle…Nous ne reviendrons pas sur cet uniforme très peu pratique, avec ses bandes molletières et ses brodequins. Pour l’armement, il est dommage que le MAS 36 n’ait pas été fabriqué et distribué aux soldats Français en plus grand nombre.
MAS 36 seconde guerre mondiale
Le soldat allemand est, pour sa part, et ce bien avant la seconde guerre mondiale, équipé de manière beaucoup plus opérationnelle et surtout beaucoup plus pratique. C’est grâce a ce paquetage « light » mais parfaitement organisé pour la guerre de mouvement que le soldat allemand pourra mener a bien la « Blitzkrieg » de la seconde guerre mondiale. Un uniforme fonctionnel, avec notamment, des bottes. Un seul petit bémol, l’armement constitué du célèbre « K98 », certes puissant, précis et efficace, mais handicapé par son système de répétition manuelle par verrou.
k98 seconde guerre mondiale

mardi 27 septembre 2011

L'artillerie Française

Seconde Guerre Mondiale Artillerie Française
En ce début de seconde guerre mondiale, l’artillerie française est en meilleur position qu’en 1914. Son parc s’articule autour de valeurs solides tel que le fameux « 75 » dont elle dispose de 4500 exemplaires, mais aussi du « 155 Rimailho » qui a fait ces preuves en 14-18. Le gros souci se situe dans le fait que la moitié des unités sont constituées de troupes hippomobiles, donc à traction par cheval…cela handicapera lourdement tous les mouvements, les avions bombardant toutes concentrations d’artillerie. Les chevaux se faisant tués, les pièces ne pouvaient être déplacées et restaient la ou elles étaient, devenant inutiles pour les combats... La seconde faiblesse de l’artillerie française se trouve dans le manque cruel de canon anti aérien, mais aussi par les calibres trop petits des canons antichars (7000 pièces de 25 mm). Les artilleurs français firent de leur mieux, et beaucoup de matériel fut capturés par les allemands pour équiper le mur de l’atlantique

L'arme blindée

Seconde Guerre Mondiale l'arme blindée
On pense souvent que les chars allemands étaient supérieurs aux chars français. Il faut savoir qu’au début de la seconde guerre mondiale: Le nombre de véhicules blindés et équivalents dans les deux camps les chars modernes allemands, plus nombreux, se relevèrent souvent inférieurs à leurs homologues français la cavalerie blindée française et les chars de combat peuvent s’honorer de leurs authentiques faits d’armes arrêtant l’avance allemande au prix de lourdes pertes Un char mythique : Le SOMUA S35 : Considérer comme le meilleur char français au début de la seconde guerre mondiale, il fut le premier char équipé d’un blindage incliné. Il était équipé d’un canon de 47 mm, d’une mitrailleuse 7.5. Son blindage était épais de 55 mm. Trois hommes constituaient l’équipage. Il était propulsé par un moteur de 1980 chevaux, autorisant une vitesse maximale de 40 km/h. Son rayon d’action était (en tout terrain) de 130 kms.